So’Mouv N°0

Salut à tous, voici le premier numéro du journal, sorti début avril 2008.

Somouv : Avril 2008

Sommaire :

Les Socialistes et le Monde : La victoire de Zapatero

Nouvelles d’ Europe : Lisbonne, Le Kosovo, l’union Méditerranée

Dossier : Les élections municipales et cantonales

Eclairage d’actu : Les Etats au secours de la finance mondiale

Promesses tenues ? : Le pouvoir d’achat

Chez nos amis les capitalistes : L’UIMM, du rififi chez les patrons

Ils l’ont dit : Tariq Ramadan et Nadine Morano

Chez les potes : Le mouv’ lycéen et rire contre le racisme

Liens Somouv

Essentiel

Infos pratiques

Copinage

Formation Somouv

Thèmes des formations (contenus en construction) :

Série 1 :

1) Le matérialisme historique

  • La conception matérialiste de l’histoire
  • Lutte des classes et conscience de classe

    En élaborant une conception matérialiste de l’histoire, Marx a marqué une rupture fondamentale avec ses prédécesseurs. Si les hommes font leur propre histoire (le marxisme est aussi un humanisme), ils ne la font pas n’importe comment. Toutes les sociétés ont des lois, qui ne relèvent ni du divin, ni de la fatalité, ni de forces immatérielles (la « main invisible du marché » des libéraux). Elles sont le produit d’une évolution historique, plus ou moins lente, et le dépassement des contradictions (la dialectique) en marque les étapes.

    Dès la Révolution française, des politistes, de gauche comme de droite, ont raisonné en termes de classes sociales et de luttes de classes. Marx en a fait le « moteur » de l’histoire. La négation des classes -  donc a fortiori de la lutte des classes – a constitué depuis lors un pilier de l’idéologie dominante. Le discours sur les classes moyennes et les « bobos » en est le dernier avatar. La question s’avère donc d’actualité.

2) Les luttes transversales

  • Féminisme et socialisme
  • Antiracisme et émancipation
  • Y a-t-il une seule jeunesse ?

   S’il est aujourd’hui naturel de considérer que les luttes d’émancipation individuelle font partie intégrante du patrimoine militant et intellectuel de la gauche, cela n’a pas toujours été le cas, le mouvement ouvrier et la gauche française ayant longtemps été marqués par les caractéristiques sociologiques de leur époque et de leur lieu de naissance, et par la méfiance de la pensée marxiste pour les luttes catégorielles affirmant une uniformité de conditions entre individus issus de classes sociales différentes.

   Tout au long du XXème siècle, le lent processus d’individuation de la société, et de prise de conscience des discriminations subies par celles et ceux divergeant du modèle dominant (blanc, masculin, bourgeois, hétérosexuel et hétéronormé), s’accompagne de la naissance de mouvements qui ne sont pas toujours compris par la gauche politique et syndicale, et suscitent parfois méfiance et incompréhension de part les innovations qu’ils apportent, tant sur la forme que sur le fond de la lutte.

   L’intégration progressive de ces mouvements proches mais distincts à la gauche a eu des effets importants sur la façon qu’a celle-ci de penser la société. L’étude de ces mouvements et de leur réunion permet de réfléchir sur les limites du dogmatisme et sur la question complexe, et sans cesse reposée, du rapport entre la matrice intellectuelle originelle du socialisme et une société complexe et en évolution permanente.

3) La gauche aujourd’hui

  • La société mobilisée
  • La coalition arc-en-ciel est-elle condamnée à n’être qu’une « combinazione à l’italienne » ?

   Alors que la gauche vient de subir une troisième défaite successive à l’élection présidentielle, la question de son identité, de son cadre idéologique et des objectifs qu’elle poursuit est posée de façon très aiguë. Le choix jamais clairement effectué entre radicalisme et réformisme au nom d’un « mollétisme » électoralement confortable, la mauvaise compréhension des évolutions de la société et de l’économie, et le maintien de faux débats idéologiques cachant des querelles de personnes et d’intérêts électoraux ont eu pour effet d’affaiblir gravement la colonne vertébrale de la gauche, et de lui faire perdre du terrain dans le combat d’idées mené depuis les années 80 par la droite néoconservatrice.

   Le chantier de la rénovation de la gauche étant désormais pleinement ouvert, nombre de questions appellent une réponse urgente : faut-il un grand parti progressiste hégémonique à l’anglaise, ou une coalition des forces de gauche et de progrès autour d’un PS régénéré ? Des partis de masse ou d’élite ? Des partis producteurs ou récepteurs d’idées ? Acceptant ou rejetant la société et l’économie de marché ? La façon dont ces choix seront tranchés déterminera durablement le destin de la gauche française.

4) Les droites en France

  • Y a-t-il une ou plusieurs droites ?
  • Qu’est-ce que le sarkozysme ?

   Vue de l’extérieur et à l’aune d’une UMP assagie et mise sous contrôle par un Nicolas Sarkozy triomphant, la droite peut donner l’impression d’une réalité monolithique et uniforme, sans vrais débats idéologiques et sans clivages internes aussi forts que ceux qui agitent la gauche. Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi, et l’histoire de qu’on appelle commodément « la » droite est celle d’un enchevêtrement complexe de familles de pensée proches, mais divergeant par leur origine, leur conception de la politique, ou par les choix effectués lors de moments historiques aussi cruciaux que l’affaire Dreyfus, la Seconde Guerre mondiale, ou la présidence du général De Gaulle.

   Comprendre et connaître cette histoire permet de dépasser la caricature facile, et la culture de l’invective et de la stigmatisation outrée qui en découle. Cela permet également de comprendre la raison et le sens du clivage droite/gauche, à une époque où l’on tente de nous faire croire qu’il a disparu.

5) Questions internationales

  • La place de la stratégie bushiste dans le néo-impérialisme
  • De Porto Allegre à Hugo Chavez : apports, dangers et paradoxes du néo-anti-impérialisme

   Le monde de l’après-guerre froide, et plus encore de l’après-11 septembre, est marqué par une conflictualité croissante et par une formidable diversification des enjeux géopolitiques. Tentations impérialistes, menaces terroristes, montée de l’islamisme djihadiste, émergence de nouveaux pôles dominants en Asie et en Amérique du Sud constituent autant de nouveaux défis pour la France et l’Europe. Défis qui obligent la gauche à repenser sa grille de lecture des rapports de force internationaux, et à proposer des réponses adaptées aux nouvelles questions qui sont posées : celle de la possibilité et du contenu d’une politique étrangère européenne commune, celle de la réaction à apporter aux aspirations démocratiques de peuples ou de mouvements dans le contexte postcolonial, celles de la lutte contre les inégalités Nord-Sud et de la gestion des flux migratoires qui en découlent, celle, enfin, de la prise de conscience des périls environnementaux et des pénuries de matières premières, qui pourraient bien être les vecteurs des conflits de demain.

 

Série 2 :

Exposés «Le capitalisme»

  1. L’analyse matérialiste du capitalisme
  2. La crise des « subprimes » ou les dangers du capitalisme financier transnational

Exposés «  Le mouvement ouvrier »

  1. Le syndicalisme entre marxisme et anarchisme
  2. Où est passé le Prolétariat ?

Exposés « La nation »

  1. La gauche et la nation
  2. Anticolonialisme et nationalisme

Exposés « La laïcité »

  1. La laïcité, concept fonctionnel ou religion ?
  2. Quelle stratégie le camp laïque doit-il adopter face à l’émergence de nouvelles revendications identitaires 

Exposés « Figures du marxime »

  1. Les théories révolutionnaires

- La Révolution permanente 

  - Le maoïsme : un marxisme paysan ?

  - Le guévarisme : pratique révolutionnaire ou élan romantique ? 

  - Le stalinisme : suite logique ou perversion du marxisme ?

Album SoMouv


Pourquoi SoMouv ?

Après des mois de campagne difficile, autant pour les présidentielles que pour les législatives, nous voici face à une énième défaite de la gauche et du Parti Socialiste. Mon propos ne consistera en rien à l’énumération des raisons de cet échec mais sur la nécessité de rester mobilisé et de ne pas céder au défaitisme ambiant.

Tout d’abord certains d’entre nous ont milité dans les rangs du Mouvement des Jeunes Socialistes. L’idée d’un mouvement de jeunesse qui permette, aux jeunes de ce pays qui partagent une sensibilité socialiste, d’assouvir le besoin de s’investir activement à la politique locale et nationale est un outil essentiel pour intéresser un nombre plus important de jeunes à la vie politique de leur pays. Cependant ce bel outil semble aujourd’hui bel et bien cassé par les approximations démocratique exercer par sa direction qui la menait durant la séquence électorale à avaliser, par sa décision de mise sous tutelle du MJS93 pour des raisons peu crédibles si ce n’est malhonnête, la primauté d’intérêts personnelles au dépend du mouvement et de ses militants.

Cet épisode peu reluisant passé, nous jeunes militants socialistes de Seine Saint Denis avons décidé de créer notre propre mouvement, So’mouv (Socialistes en mouvement). Ce mouvement doit être et sera l’expression concrète de l’idée de rénovation des pratiques politiques. Nous devons mener des débats de fond sans concession sur les maux de notre département et à fortiori de la société française. La rigueur intellectuelle de notre discours, l’ouverture dont nous devrons faire preuve lors des débats que nous mènerons et le dynamisme dans l’action politique devront nous permettre d’agréger dans le temps de plus en plus de personnes concernées par le devenir de notre département et plus largement au devenir de la gauche.

Nous sommes face à un président qui mettra en place ses reformes les unes après les autres si ce n’est en même temps ne laissant ainsi peu la place et le temps aux français d’analyser les conséquences à long terme de cette série de réformes ou plutôt de sacrifices des couches les plus modestes de la société. Nous en avons eu un aperçu récemment avec la réformes des universités qui sans doute nécessaire méritait mieux qu’une pseudo négociation en cati mini alors même que les principaux intéressés n’étaient conviés aux discussions sur leur propre avenir. Bientôt nous devrons faire face aux franchises médicales ainsi qu’à d’autres mesures visant à sacrifier la solidarité sociale sur l’autel des intérêts économiques. Sa campagne a été riche en promesses mais on ne voit toujours pas les miracles promis avec le paquet fiscal ou le travailler plus pour gagner plus. De plus le nouveau dialogue social qu’il nous propose, le fameux « dialogue intra entreprise » n’est que la politique du divisé pour mieux régner. Finalement là où l’on croit voir rupture il faut voir continuité.

Nous ne devons pas tomber dans l’antisarkozysme primaire néanmoins nous ne pouvons plus attendre le retour de la gauche au pouvoir et rester 5 ans à subir la politique de la droite et notamment nous jeunes issues de banlieues nous ne pouvons laisser ce sentiment d’abandon qui ne cesse de grandir dans nos quartiers. Ce sentiment est le terreau de la violence. Il est de notre responsabilité de convaincre le plus grand nombre de s’inscrire sur les listes électorales et de participer activement aux choix politiques de leurs villes par le biais de l’engagement politique ou bien par l’action associative poumon du lien social dans nos villes.

Ce projet ne pourra aboutir sans une gauche unie. Nous devons travailler au regroupement des forces de gauche. Il est fondamental de sortir des débats sectaires et stériles que connaît trop souvent la gauche afin de réfléchir sur des sujets fondamentaux la lutte contre les discriminations, le logement, le financement des études, l’insertion dans le monde du travail, les transports etc.…

Cela fait un an que nous nous sommes lancés dans cette rénovation, nous en avons d’ailleurs connus les premiers levers de boucliers de cela même qui la proclame à qui veut l’entendre. C’est un combat difficile mais nécessaire que le Parti Socialiste et la gauche doivent mener pour être en position de proposer aux français une alternative crédible à la droite dans 5 ans. So’mouv est et sera un outil pour nous jeunes de gauche de participer à la renaissance d’une gauche forte et fière de ses idées.

Amadou